mercredi 7 avril 2010

Blog bolivien

En fouinant, j'ai retrouvé le lien du blog que j'avais monté quand je vivais en Bolivie. Ce n'est pas d'une grande performance technique, mais si ça intéresse quelqu'un: http://poluxette2000.skyrock.com/20.html

mercredi 24 mars 2010

L'expérience de Milgram... en images!!

A tous ceux et toutes celles qui n'ont pas eu, comme moi, l'occasion de regarder sur France 2 "Le jeu de la mort" mercredi dernier, le Libé du jour même nous en décrypte les rouages et nous offre en exclusivité les scènes coupées d'une émission de télé qui dénonce la télé. Depuis mes premiers cours de psychologie sociale, cette expérience me fascine, m'interloque, exerce sur moi un mélange d'attraction et de rejet, de dégoût analogue à celui exercé de manière générale par toutes les violences et les cruautés humaines. Mais la laisser rangée au fin fond d'une boîte sur laquelle était étiquettée "expérience américaine, années 60" m'arrangeait bien pour tout vous dire; de même que les horreurs des guerres ne nous sont supportables que quand elles nous paraissent lointaines. Et voilà-ty pas que cette expérience est menée de nouveau, ici, maintenant, en France, en 2010, avec mes contemporains qui me sont tellement proches qu'ils auraient pu être mon frère, mon ami, mon cousin, voire même moi, et que les résultats sont encore plus inquiétants que l'expérience originelle!!! De quoi glacer le sang. La télévision aurait-elle atteint une telle place dans nos vies que son autorité serait encore moins discutable que celle d'une autorité scientifique? Est-ce parce qu'elle incarne une entité à la fois surhumaine et inhumaine qu'elle nous influence plus sûrement qu'un quelconque docteur es psychologie? Ces questions de la place symbolique de la télévision étaient bien celles qui auraient dûes être soulevées et critiquées par ce simulacre de jeu, et pourtant...
Et c'est là que ces mouchards de journalistes ont parfois raison de se glisser subrepticement dans les coulisses des autres médias. Car en réalité, et c'est ce que rapporte Libé, le débat engagé à la suite de ce "jeu-docu" n'a lui aussi été que l'éclatante manifestation d'une télévision orientée, uni-pensée et autoritaire. Le rédacteur en chef de Philosophie Magazine, Alexandre Lacroix, invité sur le plateau, cherche à mettre en lumière les vices de trop nombreux débats télévisés : "le plateau de télévision est un dispositif coercitif où le présentateur a le pouvoir". Déclaration qui ne plaît pas, mais alors pas du tout, à Christophe Hondelatte, l'animateur du débat. Qui veut alors tout de suite reprendre les reines de son émission et exercer son pouvoir d'autorité. S'ensuit un véritable "bras de fer" qui sera par la suite coupé au montage.
Ce très court article nous démontre en quoi la télévision reste malgré ses "efforts" un "outil de domination symbolique". Et les résultats de l'expérience de Milgram d'autant plus d'actualité!

dimanche 14 mars 2010

Cyberquest

La cyberquest est un outil pédagogique mis à la disposition des apprenants et ayant la singularité d'être de la même manière créé, mis à jour, exploité, utilisé, par eux-mêmes.
Cet concept nouveau, permettant de favoriser le "savoir-apprendre" préconisé par le CECR, a été inventé par le professeur Bernie Hodge de la San Diego State University et a également l'avantage d'intégrer les nouvelles technologies au processus d'apprentissage des apprenants. Inspirée du socio-constructivisme, la wequest ou cyberquest guide les apprenants à chercher dans le web des ressources leur permettant de réaliser des productions authentiques et originales.
Une démarche active donc, mais qui doit "faciliter la transformation de l'information en une compréhension nouvellement construite et assimilée". En d'autres termes, les informations trouvées et formulées par les apprenants depuis le web doivent par la suite, après transformation, être intériorisées par eux.
Cette démarche sollicite par conséquent la motivation et l'implication des étudiants, développe la pensée critique (en effet, la toile est un vaste champ de connaissance où il faut savoir discerner la pertinence des informations), nourrit la formation des compétences, développe la dynamique de groupe de par son côté coopératif, et enfin comme signalé plus haut offre les bases pour une autonomisation des apprenants dans leur processus de "savoir-apprendre".
On pourra trouver deux formes de cyberquest: courtes (acquisition et assimilation d'informations) ou longues (extension et approfondissement de ces connaissances).
Le but est que les apprenants puissent alors interagir sur les plateformes, et nourrir leur réflexion dans un travail coopératif.
Les cyberquests peuvent prendre des formes diverses: journaux, articles, posters, projets...
Pour un exemple de consigne pour la création d'une cyberquest sur le cirque: http://projects.edtech.sandi.net/langacad/lecirque/indexf.html
Pour les futurs enseignants de FLE que nous sommes, connaître et maîtriser cet outil, qui a l'énorme avantage de pouvoir développer des niveaux de compétence divers, paraît primordial!

lundi 1 février 2010

Sujet de blog éducatif

Salut à tous,
J'ai donc commencé à réfléchir à ce projet de blog éducatif et voila ce qui me plairait. Si d'autres comme moi sont intéressés par un projet qui serait mis à la disposition d'apprenants de niveaux avancés (B2 minimum) et d'enseignants qui serait à la fois une banque de données et un lieu d'échange et de partage sur la poésie, qu'elle soit en prose, rimée ou en musique. Cet espace virtuel proposerait donc un certain nombre de documents authentiques (poèmes, chansons, extraits littéraires) qui pourraient être discutés, analysés et utilisés pour découvrir -et c'est bien en cela qu'il faudrait qu'il soit destiné à des apprenants avancés- en quoi la poésie peut offrir une approche nouvelle de l'apprentissage du français, dans une sphère cognitive mêlant l'art à l'apprentissage/enseignement des langues. En plus d'une plongée dans le culturel et l'interculturel, cela offrirait également la possibilité de découvrir en quoi on peut jouer avec les mots, quelles sont les techniques les plus courantes et les moins fréquentes, en un mot offrir un lieu de réflexion sur la musicalité des mots. J'ai bien entendu déjà en tête un certain nombre d'artistes qu'il me plairait d'intégrer à cet espace mais je suis ouverte à quiconque voudrait me rejoindre. J'aimerais également que ce blog puisse être l'occasion de réfléchir la délicate question de la traduction, encore une fois en particulier de celle de textes poétiques en prose ou rimés. Si quelqu'un est intéressé, faites-le moi savoir!

vendredi 27 novembre 2009

Prose envolée

Et pour continuer dans la série des chansons qui prennent aux tripes, le surréalisme de Ferré:

"La nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine"

Voila plusieurs jours que cette sublime chanson du grand Bashung me trotte dans la tête, et ravive quelque peu la  sourde peine de sa perte.
Un jour, quelqu'un que j'estime beaucoup m'a dit que parler d'un livre ou d'une musique est inutile, que l'oeuvre parlera d'elle-même.
Je vous laisse donc déguster:

jeudi 26 novembre 2009

Syncrétisme bolivien...

La ville de Copacabana, sur les bords du lac Titicaca, dans les Andes du Nord Ouest de la Bolivie, est bien le lieu où se matérialise avec le plus de force le syncrétisme bolivien. Tito Yupanqui, jeune indien aymara, vit dans une famille indigène traditionnelle qui tente, tant bien que mal dans le contexte flottant du XVIème siècle bolivien, de vivre sa religion (le culte de la Pachamama, la Terre-Mère) tout en s'accordant avec les préceptes imposés par la religion des colonisateurs. Un jour qu'il se repose dans sa chambre, tout près du lac endormi, lui vient une apparition; une jeune femme, indienne, tient un enfant dans les bras et le regarde fixement. Omnibulé, obsédé par l'image de cette femme, le jeune homme décide de l'immortaliser. Il se rend par conséquent à Potosi, auprès du maître sculpteur Diego Ortiz, qui lui apprendra les techniques nécessaires à la réalisation de son oeuvre. C'est ainsi que Tito Yupanqui sculpte la fameuse Vierge Noire (ou Vierge de la Chandeleur), une femme représentant à la fois la vierge catholique et la Pachamama, car dans l'esprit de Tito ce ne sont et ne peuvent être qu'une seule et même femme; la Vierge Noire possède par conséquent tous les attributs physiques d'une femme indienne. La légende dit que Tito Yupanqui aurait traîné cette sculpture gigantesque à pied, depuis Potosi jusqu'à sa ville natale de Copacabana.
Aujourd'hui, cette statue représente encore la sainte patronne pour la plupart des andins, et de très fréquents pélerinages sont organisés dans cette ville pour la vénérer. C'est donc sous le regard bienveillant de la vierge andine qu'ont lieu la plupart des baptêmes de... voitures!!! Car une voiture, ou un bus, ne saurait être prêt à prendre la route s'il n'a pas la bénédiction religieuse. Le parvis de l'église de Copacabana est par conséquent le théâtre quotidien de cérémonies hautes en couleurs, où les véhicules sont non seulement arrosés d'eau bénite par les prêtres, mais aussi décorés de ballons, de confettis, et où la musique et la chicha (bière bolivienne à base de maïs) sont de rigueur pour célébrer de toutes les manières cet évènement! Une scène qui pourrait paraître drôle pour des européens, mais qui est courante à Copacabana, et très sérieuse!